domenica 6 aprile 2008

la petite Piazza 2 i



Voyons un peu que devient mon petit monde sur la petite piazza. Alors j'y vais au lieu de juste regarder de mon balcon..Eh, bien ils sont là tous les trois, le ventru en plus. Il me semble que c’est un autre ami des deux premiers. Et en plus la dame , celle de la bagarre entre le moustachu et le barbu. Ils font mine de ne pas la voir, elle non plus, d’ailleurs Mais que vois-je? Le ventru qui se dirige vers elle, clopin-clopant, ah, non, pas possible, et bien, non les deux autres le tirent en arrière. Discussions. Gestes.
Je décide d’y aller moi aussi..je verrais mon barbu de plus près! J’arrive je les salue comme si je les connaissais, d’ailleurs je les ais tellemnt vu qu’il m’est impossible de penser le contraire… Abasourdis, les quatres, car je la salue aussi puisqu’elle fait part du théâtre auquel j’assiste depuis quelque temps, ils me répondent à peine.Pourquoi donc?puisqu’aujourd’hui je suis moins échevelée, coiffée un peu mieux - de temps en temps une petite concession ne fait point de mal - les habits sont ceux de tout le monde, pas de longue jupe, pas de jeans. Surpris et pourquoi, je me le demande, bon, on s’en fiche. Un petit sourire en plus mais à peine , au barbu, un regard pour voir le sien de regard. Oui, les yeux vertsbleus de Pablo mais délavés.Dommage. Tant mieux, je prendrais ma glace au chocolat, calme et sans frissons et demain, je me dis, je passe à son magazin!

Alors, demain, c’est aujourd’hui! J’y vais? Oui, non, oui!!!! J’arrive, merde , ce n’est pas le fils, mais le père. Bonjour, bonjour, qu’y à-t-il de bon ce jour? Ça fait rien , bavarder avec le père ou le fils revient au même, aucune importance. Premières paroles , of course,” vous n’êtes pas d’ici, madame, n’est-ce pas ?” Ah, je vois - mon accent toujours, dans n’importe quelle langue – “vous êtes française.” Je dis oui, pas envie de raconter l’histoire de ma vie. Et, blablabla, j’achète une chemise d’homme, y avait pas de jeans. Il me dit que dans quelques jours, et me demande d’un ton timide,” voulez-vous prendre un cafè avec moi?” Je lui réponds stupidement, que je préfère une glace. Qui est timide lui ou moi...j’aurais du dire non. Plus simple. Veux pas compliquer ma vie.. Si c’était le fils…. Et puis zut et encore zut, suis quand même pas “infanticide” . Horreur! Ma mauvaise humeur est revenue. Bon, que je lui dis, “ ciao, on prendra le café et la glace un autre jour”.

M’en vais avec ma chemise d’homme, il doit croire que je suis lesbienne. Il ne sait pas que j’ai toujours mis des chemises d’homme. Et puis quoi encore , tu t’en fous ou non? Mais que veux-tu, me dit-elle?. J’sais pas.J’veux rien. Je veux juste voir , suivre les événements de la pièce de théâtre commencée sur la Piazza. Je ne pouvais pas m’imaginer à ce moment là, que j’aurais eu , moi aussi, un rôle dans cette pièce.

Du temps va se passer avant que j’y prenne part. Sans le vouloir.

Suis au balcon, les 4 , 5 vieux monsieurs, ils y sont tous les jours là a la piazza, a récréer, probablement, l’histoire , les aventures d’antan, leurs luttes au temps de la guerre, la reconstruction de cette petite piazza qui leur tient tellement au coeur, comme tous ici d’ailleurs, de droite ou de gauche, pas important, l’important ce sont les lions a leur place, la fontaine qui coule toujours, les maisons remise à neuf, queleques ruines impossible à reconstruire, cause argent ou autre j’sais pas, et leurs éternels expresso, qu’ils boivent d’un coup pour reprendre un autre et encore un autre jusqu’au coucher du soleil. Cela quand il n’y a pas de fêtes ou processions, là ils y prennent part.Et se sentent jeunes.

Puis je vois aussi la pauvre très très vieille dame sur sa chaise à roulettes, elle profite du soleil, mais quand j’y pense, elle est beaucoup plus courageuse que moi, elle est toujours ici même en hiver. La pluie, le vent alors , non. Elle n’est pas seulement paralytique je crois, pauvre, elle doit avoir autre choes car elle ne bouge pas du tout. Elle reste immobile, comme les lions, pendant que son infirmière bavarde comme un perroquet avec d’autres, assises sur les bancs en pierre, autour de la petite Piazza.

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